éducation, famille, nomadisme, projet, société

Chapitre 3 : Regarder en arrière

« C’est un choix ? Et alors ? C’est comment ? » Après 3 mois de vie en camping-car en famille, c’est la question qui revient le plus souvent. Du coup on se pose la question à nous-même. Parce que finalement c’est la vie, et c’est une vie simple. On ne se pose pas plus de questions que lorsque nous étions en maison et que nous suivions une vie plus « conventionnelle », ce sont juste des questions différentes : où va-t-on dormir ce soir ? Où va-t-on aller ce week-end ? Ce camping est-il ouvert ? Sans que cela ne nous enlève certaines questions du quotidien que nous avions avant : Que va-t-on manger ce soir ? Où irons-nous avec les enfants s’il pleut ? Faisons-nous le bon choix ?? Mais jamais nous ne nous sommes demandés si nous ferions mieux de revenir en arrière. Nous n’en avons même pas du tout envie, et c’est une certitude actuellement.

« Et les enfants, comment ils le vivent ? » Parce que la question des enfants est celle qui inquiétait le plus les personnes avec qui on en discutait. Mais, si nous, nous sommes bien dans ce que nous faisons, les enfants le sont d’autant plus, nous en sommes persuadés. Oui on leur impose ce style de vie, mais comme tout parent impose à ses enfants le style de vie qu’il choisit. Qui peut affirmer que les enfants seront plus heureux dans une maison ou un appartement que dans un camping-car ? Et dans cette vie là, nos enfants s’y retrouvent. On les trouve plus curieux, plus apaisés, plus sociables et plus autonomes. La peur de manquer de jouets a disparu, je n’ai même pas encore sorti les réserves que j’ai mises en soute ! J’aime voir leurs yeux briller lorsqu’ils font visiter leur Coco à des copains, ou que mamie vient prendre un café avec nous. Ils adorent visiter les camping-cars des familles qu’on rencontre et faire visiter leur univers en retour. Peut-être qu’un jour ils demanderont à s’installer, à avoir leur espace personnel, mais pour l’instant j’ai l’impression qu’ils sont mieux dans cette vie là que dans l’ancienne. Les difficultés qui s’installaient s’estompent et chacun trouve son équilibre avec les autres. Regarder en arrière ne fait que me conforter dans cette vie que nous avons choisie pour eux.

« Et le couple, ce n’est pas trop difficile ? » Parce que le couple est aussi une interrogation fréquente. C’est vrai, nous vivons dans un petit espace, nous dormons à l’endroit où nous mangeons, nous nous croisons avec difficulté dans le couloir, et nous ne pouvons pas faire de grasse matinée. C’est vrai que c’est une épreuve pour un couple que de ne pas avoir d’échappatoire, une pièce où s’isoler, un endroit bien à soi pour ranger ses affaires. Je ne dirais pas que c’est parfait, nous manquons de rangements et d’un lit fixe, c’est certain. Mais cette proximité nous a rapproché : nous nous couchons et nous levons en même temps, nous sommes obligés de communiquer et d’être à l’écoute de l’autre. Moi j’ai le sentiment que nous nous retrouvons. C’est quitte ou double, c’est ce que disent tous les couples qui partagent un espace comme celui-là. Pour nous c’est double. Nous sommes parfaitement en accord sur ce style de vie, nous avons les mêmes attentes et nous nous retrouvons sur le projet commun. D’ailleurs, avec des enfants en bas âge, qui n’est pas dans l’obligation de revoir cette notion d’intimité ? Entre les enfants qui nous suivent aux toilettes, qui dorment dans notre lit, qui nous attendent à la sortie de la douche, nous savons que nous devrons attendre quelques années pour retouver une intimité, ne serait-ce qu’avec nous-même…

« Et ça va, tu ne t’ennuies pas dans ton camping-car depuis que tu ne travailles plus ? » Me quoi 👀??? En effet, je ne suis plus salariée, je ne dépends plus d’un planning établi et de rendez-vous sur mon temps de travail officiel. Mais cette vie m’a fait découvrir et développer de nouvelles compétences et de nouvelles envies. Tout en respectant mes valeurs et mes convictions, je créé mon activité qui, je l’espère, nous permettra de vivre tout en voyageant. Je ne suis pas encore totalement opérationnelle, mais j’y travaille. J’enchaine donc les formations, les apprentissages, les rencontres, les expérimentations. Je peux l’annoncer, je serais « communicante » pour les associations et micro-entrepreneurs. Je veux me garder la liberté de choisir pour qui je travaille, parce que je veux partir d’une rencontre humaine. Pour faire court (et parce que je développerai cet aspect plus tard 😉), je voudrais donner une visibilité sur le web à des personnes ou des associations qui ont un projet, qui sont dans une démarche humaine, créative, sociale ou solidaire. J’aimerais que l’on voit de plus en plus d’Humain sur le web, pour contrer un peu le marchand et la course à l’argent. Je travaille peu dans le camping-car d’ailleurs, je vais dans un café où je peux brancher mon ordinateur et avoir une connexion, et j’y reste toute la matinée. D’ailleurs je vous écris de là ! Il y a 6 mois, je ne pensais pas faire comme cela, je n’imaginais pas créer ma micro-entreprise et me former sur la communication digitale. Mais je me laisse porter par ce que la vie m’apporte, tant que je reste en accord avec mes valeurs je suis ouverte aux sources d’inspiration !

Vous l’aurez compris, aujourd’hui nous pouvons regarder en arrière sans regrets et tourner notre regard vers demain. Nous avons tant de belles choses à construire, à vivre, et de projets à faire avancer.

Sur ces mots, je vous laisse, j’ai un métier à apprendre 😊!

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