alternatives, nomadisme

5 choses auxquelles il faut savoir renoncer en étant nomade

Ne renoncez pas à faire ce que vous voulez vraiment faire. Là où il y a des rêves, de l’amour et de l’inspiration, vous ne pourrez pas vous tromper.

Ella FITZGERALD

Choisir la vie nomade, ce n’est pas choisir la facilité, la liberté de tout et tout le temps. C’est aussi et surtout faire des choix, choisir entre ce qui importe le plus pour nous et ce à quoi nous pouvons renoncer. Je parle de renoncement mais je ne parle d’éternité, il est toujours possible de renoncer à certaines choses un jour et d’y revenir, voir même s’y consacrer pleinement par la suite. Tout est question de timing 😉! Je vais vous parler ici de 5 choses que nous, nous avons choisi de remettre à plus tard. Mais rien ne dit que nous n’en profiterons pas à l’avenir, lorsque la vie nomade ne nous séduira plus…

1 – Cultiver son jardin

Lorsqu’on veut manger sain, consommer moins et mieux, être en lien avec la nature et ne plus être dépendant des supermarchés, on pense :

  • potager pour les légumes
  • poules pour les oeufs
  • chèvre pour le lait
  • verger pour les fruits
  • etc.

Sauf que la définition même du nomade est « qui n’a pas d’habitation fixe », donc qui est en mouvement. Et même si avoir un terrain où se poser de temps en temps n’est pas contraire à cette définition, il reste encore difficile de prendre soin de son jardin et de ses animaux en étant là ponctuellement et pour des durées limitées. Certains nomades se déplacent avec leurs poules, ou avec une chèvre, mais pour cultiver des courgettes ou des potirons, je ne vois pas encore de solutions… 🍉

2 – Se construire un réseau local

Alors quand on ne peut pas (ou qu’on n’aime pas) travailler la terre ou s’occuper des animaux, il est possible aussi de se créer un réseau de producteur locaux. Lorsque nous étions sédentaires, nous avions toujours une AMAP proche de chez nous où nous pouvions avoir un panier de légumes bio tous les 15 jours, des oeufs, du lait, du pain, etc. En s’installant quelque part, on peut aussi faire connaissance avec ses voisins et le réseau local pour se fournir directement au producteur. C’est un des avantages de rester quelque part : apprendre à connaitre ceux qui nous entourent et se rendre des services (alimentaires, pratiques, etc.)

Attention, je ne dis pas que c’est impossible de se fournir chez les petits producteurs lorsqu’on est nomade, mais il plus difficile de les trouver lorsqu’on change souvent d’endroit. Ils ne font pas forcément de publicité, ce ne sont pas ceux qui sont visibles en premier, et quand on reste quelques jours sur un lieu il n’est pas toujours évident de les dénicher dans les temps…

3 – Inviter ses amis en hiver

Nous on aime beaucoup inviter nos proches, pour des repas, des soirées, des week-ends. Parce qu’on aime partager des moments de vie avec eux, parce que j’aime cuisiner pour faire plaisir, parce que nous aimons voir les échanges que nos enfants ont avec les autres. Depuis que nous sommes en camping-car, c’est quelque chose qui est beaucoup plus compliqué, vous l’imaginez bien… Notre espace repas étant prévu pour 4 personnes, nous n’avons aucune marge pour inviter lorsque nous sommes ensemble. Si nous voulons entretenir des liens avec les amis et la famille, il faut :

  • que l’on se fasse inviter (nous avons toujours de quoi dormir, c’est plus facile 😂)
  • que l’on s’invite 😜 (en apportant à boire ou à manger bien sûr)
  • que l’on attende d’être sur notre terrain pour avoir un petit espace pour recevoir
  • que l’on créé l’occasion en trouvant le lieu (un camping avec mobil-home, un parc, un festival…)
  • ou que l’on attende l’été pour se retrouver n’importe où, mais dehors

4 – S’inscrire à une activité

Haaa, les activités sportives ou culturelles, ça nous manque un peu… Je dis un peu car nous manquons aussi de temps à y consacrer, mais j’en garde un souvenir nostalgique. J’ai fait de la danse pendant plusieurs années, la dernière étant le flamenco que j’aimais beaucoup, mais tout apprentissage demande de la régularité et de la persévérance pour évoluer. Difficile avec notre vie. J’aurais aimé inscrire Naël à une activité sportive, ou aux éclaireurs, mais l’organisation est compliqué. En commençant l’année dans une ville, continuant dans une autre ville d’un autre département, sachant que nous repartons dans quelques mois dans un autre pays, l’engagement ne serait pas total. Et le faire à moitié n’est pas intéressant.

Si un jour l’un des enfants (ou des adultes) souhaite vraiment apprendre un domaine et s’investir dans une activité, nous prendrons le temps d’y réfléchir ensemble et peut-être se poser pour qu’il puisse s’y consacrer. Nous ne voulons rien nous interdire, seulement faire des choix à un moment donné. Pour l’instant, personne n’a émis ce type de demande. Mais tant que rien n’est figé, tout est possible ! 😏

5 – Faire du naturisme dans son jardin

Après avoir vécu en appartement, nous nous disions « Ha, avec un jardin nous pourrons sortir la piscine, et les enfants (ou les adultes) se baigneront et sècheront au soleil sans se soucier du regard des voisins ! » Quand nous avons eu une maison avec un jardin, ceux qui ont voulu en profiter ont pu le faire, sans vraiment abuser de cette liberté pour diverses raisons (météo, voisins…). En camping-car, il est vrai que notre jardin est immense car il fait partie de la nature qui nous entoure, mais il ne nous appartient pas et tout le monde y a accès. Il est parfois inconfortable ou tout simplement impossible de sortir en maillot de bain, en pyjama ou tout nu de notre maison ! Même en pleine nature nous pouvons être surpris : Patrice a tenté l’expérience de la douche extérieure lorsque nous étions en forêt sans avoir croisé personne depuis plusieurs heures. Et forcément, un monsieur est arrivé promener son chien juste quand il se savonnait. Rien de dramatique, mais la situation était un peu gênante, surtout que s’excuser ou s’expliquer en suisse allemand on ne savait pas faire 😳…

Pour conclure, je vous dirais quand même que rien n’est impossible si on s’en donne les moyens :

  • certains nomades cultivent leurs radis, herbes aromatique, voir plus gros que ça…
  • en revenant régulièrement dans les mêmes coins on peut apprendre à se créer un réseau qu’on sollicite à chaque fois
  • avec un autre type de véhicule, un temps plus clément, ou une location pour le week-end, on peut inviter qui on veut quand on veut
  • si les activités annuelles sont difficiles à organiser, les stages de quelques jours sont possibles !
  • en trouvant le petit coin de paradis où aucun homme n’est jamais allé, ou simplement en dénichant un endroit tranquille, vous pourrez courir tout nu les cheveux aux vents si le coeur vous en dit 😜 !

Alors maintenant, faites vos choix ! Bonne route à tous 😊

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