alternatives, éducation, famille, société

Confinement national : profitons-en !

L’épisode d’actualité qui est sur toutes les bouches et dans tous les foyers, je ne vous l’apprend pas, c’est bien le Coronavirus et le confinement qui en découle. Je n’avais pas particulièrement envie d’en parler, vu que les télés, radios et autres médias s’en chargent déjà pleinement, je n’en doute pas. Mais je me rends compte, après l’annonce d’hier soir de la fermeture de tous les établissements scolaires DE FRANCE, que ça m’enchante !! Pas la maladie ou le risque pour les personnes les plus fragiles bien sûr, mais cet épisode de ralenti dans l’économie et la vie des familles est, je pense, une chance de voir changer les choses.

Je m’explique : il y a deux façons de voir les choses, ou plutôt deux aspects de la même réalité :

Option 1 : C’est la fin du monde, ON VA TOUS MOURIR !!

1- Epidémie

L’aspect sanitaire est celui qui créait le plus d’angoisse jusque là : on risque de tomber malade, voir de mourir, de perdre des personnes qui nous sont chères. En fait vous l’avez peut-être oublié mais ces risques sont permanents, ça s’appelle LA VIE… Une épidémie est en cours oui, les règles d’hygiènes sont à respecter (comme cela devrait l’être tout le temps) et les personnes les plus fragiles (agées, ayant des problèmes cardiaques ou respiratoires, diabétiques) doivent rester vigilantes et entourées. Mais rassurez-vous : environ 80 % des personnes touchées par le virus guérissent sans avoir besoin de traitement particulier (OMS). Donc NON, on ne va pas tous mourir, on sera peut-être nombreux à être malades, mais ce n’est pas une raison pour paniquer…

2- Economie

Vient maintenant la question de l’économie : avec les écoles qui ferment, se pose la question du travail des parents, des enseignants et de tous les professionnels qui travaillent en établissements scolaires au contact des enfants. Sans parler des commerces : magasins, restaurants, centres commerciaux, etc. qui vont voir une baisse de leurs revenus non négligeable. C’est un fait que personne ne peut contredire : la France va tourner au ralenti, certains ne sortiront plus de chez eux pendant 2 semaines (au moins) et sont déjà en train de faire leurs provisions en cas de fin de monde. Nous produirons moins et consommerons moins pendant quelques jours voir quelques semaines. Est-ce vraiment la fin du monde pour autant ??

3- Confinement familial

Et la santé mentale des parents dans tout ça ? On en rigole beaucoup sur les réseaux sociaux : le confinement d’accord, mais avec les enfants c’est bien pire que de tomber malade ! Certains ont même suggéré que la fermeture des écoles se fasse avec les enfants dedans. J’avoue, j’ai rigolé, j’ai même failli en rêver en m’imaginant regarder des séries en pyjama toute la journée. Puis je me suis ravisée et je me suis rappellé que je ne pourrais pas me passer de mes petits monstres aussi longtemps… On est toujours un peu maso quand on fait des enfants, que voulez-vous… 😜

Option 2 : La société actuelle a atteint ses limites, apprenons à faire autrement !

1- Solidarité

Si on prend un peu de recul, on se rend compte que les mesures d’hygiène de base tout en évitant les contacts proches permet de ne pas contracter ce virus. Il n’est donc pas nécessaire de fuir chaque personne qui tousse, ou même celles qui sont réellement malades, ou de les considérer comme des pestiférées ! On peut même s’en approcher (oui oui, je vous assure) en suivant les mesures de protections essentielles (OMS) Il est possible d’aller faire les courses des personnes les plus fragiles, leur passer un coup de téléphone pour s’assurer que tout va bien, et éviter de créer de l’angoisse supplémentaire ! Profitons justement de cette alerte pour prendre des nouvelles, penser à nos proches, être présents auprès de ceux qui en auraient besoin !

2- Décroissance

OUIIIII la décroissance me réjouit !! Je suis folle me direz-vous ?! Je ne crois pas, mais je crois vraiment que la décroissance économique peut être une bonne chose pour nos sociétés occidentales. Vous aurez compris mon avis, à la lecture de mes précédents articles, sur la consommation, la place de l’argent dans notre société ou l’environnement. Et cette situation me semble ouvrir une toute petite porte vers le début d’une nouvelle ère. J’y vais fort vous croyez ? Regardez rien que la première minute de cette vidéo (ou la totalité si vous voulez, mais le message que j’aime le plus est au début), et vous comprendrez mieux à quelle croissance je crois :

3- Prendre le temps de vivre ensemble

L’idée de passer 15 jours (ou plus) avec ses enfants à la maison en fait paniquer beaucoup. Je comprends, je ne vous cache pas qu’il va falloir déborder d’ingéniosité pour les occuper les jours de pluie sans médiathèque, espace jeux ou grands-parents pour dépanner. Mais ce n’est pas impossible, les parents qui ont choisi l’instruction en famille (IEF) le font toute l’année et de leur plein gré ! Croyez-vous qu’ils soient tous fous ? Nannnnnn ! Il existe pleins de ressources pour faire des activités sans beaucoup de matériel ou de talent particulier, et sortir n’est pas interdit ! Les sorties en forêt, à la mer, à la ferme sont même conseillées ! Profitez de ce moment où les contraintes horaires ne feront plus partie de votre quotidien pour prendre le temps de jouer, discuter, cuisiner, inventer ensemble ce qui vous permettra de partager des moments agréables. Et peut-être même qu’à la fin des 15 jours vous regretterez que cette vie se termine…

4- Exister sans travailler

Alors là je vous parle en connaissance de cause : quand on est au chômage forcé, il est possible de perdre ses repères, de ne plus se sentir utile, d’avoir peur de ne pas savoir quoi faire de ses journées. Ne plus être obligé de se lever le matin pour travailler (même si entendre le réveil chaque matin vous cause des grincements de dents) peut être déstabilisant (en dehors des 5 semaines de congés payés). Quand c’est votre travail qui vous fait avancer, parce que vous l’aimez ou parce que vous estimez que c’est votre manière d’agir pour la société, ne plus y aller pour une durée indéterminée vous déroute d’avance.

Si vous ressentez tout cela, c’est que vous avez oublié que vous étiez quelqu’un AVANT de travailler. Et si vous perdez votre emploi, pour cette raison ponctuelle ou pour une autre de manière plus durable, VOUS SEREZ TOUJOURS QUELQU’UN ! J’ai aussi vécu ce moment de remise en question, de doute face à « l’inactivité » professionnelle forcée il y a quelques années. J’ai mis du temps à m’intéresser à autre chose que la recherche d’emploi (dont vous serez exonéré cette fois-ci) et à trouver ce que je voulais faire de mes journées. Et finalement, j’ai appris à prendre le temps de vivre, à parfois ne rien faire (je n’avais pas d’enfants à l’époque 😜), à m’intéresser à de nouvelles choses. Puis je ne m’imaginais plus travailler à temps plein après ça. Et quand on me demande « Tu fais quoi dans la vie ? » je ne sais plus quoi répondre entre écrire, cuisiner, lire mais aussi regarder des séries, créer mon activité, chercher des réponses à mes questions… Je me remet tout doucement au dessin aussi. Parfois je travaille, mais ça ne prend qu’une infime partie de mon temps, et de mon esprit…

La maladie la plus constante et la plus mortelle, mais aussi la plus méconnue de toute société, est l’indifférence.

Et ce n’est pas moi qui l’ai dit, c’est l’Abbé Pierre ! Alors, qu’est-ce vous attendez pour en profiter ? 😏

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