alternatives, congo, famille, projet, société

10 différences avec notre vie d’avant

Vous allez me dire : « 10, c’est tout ? » Mais non, il y en a certainement beaucoup plus ! Seulement je vais éviter de vous faire un article de 20 000 mots, et ça m’oblige à aller à l’essentiel !

5 choses qui ne nous manquent pas (mais alors pas du tout !)

1 – Les vêtements (et le climat qui va avec ☔)

Nous ne vivons pas nus, rassurez-vous. Mais la température ambiante variant entre 24 et 28°c, notre garde-robe se résume à des shorts, jupe ou robe, pantalons légers et T-shirts. On a bien une paire de tennis chacun, mais on a dû les mettre 1 ou 2 fois maximum pour sortir sous la pluie (le sable mouillé, ça colle aux tongs). A part Léon évidemment, qui n’est bien qu’en tennis et chaussettes, allez comprendre…

Du coup, pas besoin non plus d’avoir des porte-manteaux partout pour caser les vestes et écharpes en cas de froid, les parkas en cas de pluie et vent, ou les bonnets pour se protéger les oreilles. On gagne en place, en temps d’habillage le matin, et en confort au quotidien !

2 – Publicités et grands centres commerciaux

Ici, il y a des petites boutiques et quincailleries partout, des mamans le long de la rue ou des marchands ambulants qui proposent des fruits, légumes, savons, balais, vêtements, et tout ce qui peut servir. Il y a bien quelques « grands » magasins, mais rien à voir avec les centres commerciaux qu’on peut croiser en France. Nous, après avoir testé quelques enseignes, on va dans un magasin alimentaire pour le gros des courses, dans une petite boutique à côté pour faire l’appoint, et on cherche encore où acheter nos fruits et légumes pas loin sans avoir besoin d’aller au Grand marché. On ira sûrement un jour, notre exploration n’est pas terminée !

Et surtout, on ne croise pas des publicités à tous les coins de rues ! Nous sommes allergiques aux pubs depuis bien longtemps (je change de station de radio dès que j’en entend une, et c’est une des raisons pour lesquelles nous n’avons pas de télé depuis plus de 10 ans), et ici nous en voyons très peu. Les quelques panneaux publicitaires qui bordent le goudron principal sont assez anciens et vantent surtout les vertus de la bière locale (oui, ici c’est la boisson la plus courante, en bouteille de 50cl s’il vous plait ! Dommage que je n’aime pas ça…)

3 – Les gens qui regardent leurs pieds (ou leur téléphone)

Oui, c’est vrai, on se regarde, on se dit bonjour en se faisant un signe de la main, on échange quelques mots. Bon, d’accord, nous sommes blancs donc nous attirons facilement le regard, mais dès qu’on sourit et salue, la réponse est instantanée et très souvent enjouée ! Vous aviez sans doute remarqué que cette interaction simple dans la rue est plus que limitée en France : la plupart des gens sont sur leur téléphone ou regardent leurs pieds, par timidité, malaise, peur, ou je ne sais quelle autre raison (qui peut être tout à fait légitime). Ici, tout le monde n’a pas la 4G ni même de téléphone Android (si si, je vous assure, c’est possible de vivre sans), donc les mains sont libres et le regard disponible pour capter ce qui se passe autour. C’est d’ailleurs préférable, que ce soit pour éviter les trous ou rester vigilant face aux véhicules de toutes sortes, mais ça c’est une autre histoire…

4 – Le système D

Je triche un peu avec ce point là : il ne peut pas nous manquer, les africains (en général) sont les rois de la débrouille ! Pour nous c’est le pied : ce qui pouvait être perçu comme de la bricole, de l’amateurisme, ou de l’anticonformisme lorsque nous étions en France, est utile tous les jours ici, et même valorisé ! La question ne se pose même pas de savoir ce qui serait idéal pour fabriquer, réparer, ou dépanner, on fait simplement avec ce qu’on a sous la main ! Moi j’adore ça, et à mon niveau ça ne pose aucun problème : les enfants veulent une table dans leur salle de jeux ? Je pose une porte de placard qui ne sert à rien sur deux valises vides et ils sont plus que contents ! Je n’ai pas de chaise pour m’assoir sur ma terrasse… Tiens, 3 parpaings et une planche qui traîne, j’ai un banc. Zut, il n’y a rien pour étendre les serviettes après la douche… Mais il a un clou qui dépasse et j’ai vu un cintre par là, c’est parfait et ça ne prend pas de place en plus !

La vie en camping-car nous a bien aidé aussi à développer ce côté là, nous en sommes sortis encore plus adaptables qu’avant. Alors vous pouvez rire de notre côté « bricolo du dimanche », moi je dis que c’est une compétence indispensable à ne surtout pas étouffer par des achats multiples et parfois inutiles (je parle toujours de nous, je ne juge personne hein).

5 – Les relations

Est-ce grâce au réseau qui nous a mené ici ? L’attirance de la nouveauté ? Ou notre envie de rencontrer du monde (voir peut-être tout ça en même temps) ? Mais depuis que nous sommes arrivés, nous avons été accueillis, invités, promenés, on a participé à des journées, des soirées, des fêtes, avec tout un tas de gens. Pour être francs, nous avons eu peu de temps seuls chez nous le week-end, mais comment refuser une invitation faite de bon cœur ? A chaque fois nous avons pu rencontrer de nouvelles personnes, gouter des plats franchement délicieux, profiter d’une ambiance amicale, partager des moments de jeux, et j’en oublie sûrement encore !

Certes, en 1 mois passé ici, on ne peut pas dire qu’on s’est fait des amis, il faut plus de temps pour apprendre à se connaître et partager des moments ensemble. Certains liens vont sans doute s’estomper ou s’effilocher avec le temps, mais je suis sûre que d’autres vont se renforcer et se transformer en amitié. Et il n’y a pas de raison, d’autres vont se créer !

5 choses qui nous manquent (au moins un peu)

1 – Pain et fromage

Ce point peut vous sembler un peu tribal, mais l’alimentation est un point essentiel du quotidien. Surtout dans notre famille 😜. Globalement, on trouve de tout ou presque, on peut manger des choses qu’on connaît et des spécialités locales sans grandes difficultés. On trouve même du beurre demi-sel à notre grand soulagement 😄! Mais c’est vrai que si on veut manger du fromage (autre que le fromage fondu type Kiri, idéal au petit-dèj. Comme au Mali, n’est-ce pas Mag 😉?), il faut mettre le prix, et pas qu’un peu ! Du coup pour l’instant on se contente d’emmental râpé et parfois de chèvre frais, mais un bon morceau de Comté fruité et corsé nous manque parfois…

Pour le pain, ce n’est pas qu’il n’y en a pas ou qu’il est cher, c’est plutôt qu’il n’est pas terrible… En général, il ressemble aux baguettes de collectivité, avec la croûte un peu plastique et la mie très très légère. Moi qui adore la bonne baguette croustillante ou le pain complet un peu dense, je ne suis pas gâtée… Il y a bien quelques endroits où on peut trouver du bon pain (selon nos critères), mais on ne les connaît pas encore. C’est en cours de recherche, on ne laissera pas tomber !

2 – Electricité et eau en continu

Quand on arrive de France et qu’on a l’habitude d’avoir un accès aux réseaux illimité et continu, on ne se rend pas bien compte du privilège que c’est. On nous avait prévenu qu’il y avait des coupures de courant fréquentes ici, mais il faut le vivre pour se rendre de ce que c’est. Dès notre première semaine, il y a eu une coupure de 3 jours. Cela impliquait d’allumer le groupe électrogène pour alimenter la maison : c’est bruyant, ça sent l’essence et ça consomme ! Depuis qu’on a emménagé dans notre maison, il y a un gardien qui se charge d’allumer le groupe en cas de coupure et le gasoil est compris dans les charges du loyer, un vrai luxe. Sauf qu’en cas de coupure, le groupe n’est pas allumé en continu mais seulement aux heures les plus utiles pour les résidents (entre 6 et 9h, entre 12 et 14h, et entre 18h et minuit). Et lorsqu’il n’y a pas d’électricité, ça veut dire :

  • pas de clim ou ventilation 😓
  • pas de frigo ou de plaque électrique
  • pas de canal box pour la wifi ni chargeur (difficile de bosser à domicile)
  • pas de surpresseur donc pas d’eau 💧

L’eau provient d’un forage et arrive dans les maisons grâce à un surpresseur, alimenté par l’électricité. Donc lors d’une coupure, on ne peut pas non plus faire la vaisselle, prendre sa douche ou se laver les mains… Heureusement, nous avons un filtre pour l’eau potable, mais il faut bien penser à le remplir quand on le peut, on ne sait jamais quand ça va couper !

3 – Campagne et verdure

Pour nous qui étions habitués à vivre dans des grands espaces naturels, proche de la campagne, entouré de verdure, le changement est un peu brutal. Ici nous sommes en ville, au bord de la mer certes, mais dans une grande ville. On a les avantages de la vie citadine qui sont bien agréables : faire des petites courses à pieds, trouver un taxi juste à la sortie de chez nous, avoir des services à moins de 10mn de voiture, etc. Mais il nous manque un peu de verdure. Certaines zones de la ville concentrent des habitations, rues sablées et routes goudronnées, dans lesquelles on ne voit pas beaucoup d’arbres ni de fleurs. On arrive à apercevoir des palmiers voyageurs, ou différents arbustes inconnus pour nous, au bord de quelques trottoirs ou dans des parcelles. Mais les fleurs et les arbres fruitiers sont souvent dans les résidences et les jardins de villas.

En se perdant dans le dédale des rues, peu après notre arrivée, on a traversé une zone très verte, avec des cultures au sol et bordée de grands arbres. Donc ça existe, on ne connait pas encore tous les recoins de cette ville. Mais en attendant, on est bien content d’avoir notre petit jardin et le parc avec des manguiers 😋!

4 – Notre moyen de transport

On voulait voir le trafic, les routes, la conduite, évaluer les distances, avant d’envisager un moyen de transport. Pour l’instant on prend le taxi pour tous les trajets qu’on ne peut pas faire à pieds (soit parce que c’est trop loin, parce qu’il fait vraiment trop chaud pour marcher, ou parce qu’on ne sait pas du tout où c’est), donc c’est 1000cfa par trajet en général (pour négocier moins, il faut le faire avant de monter, avoir la monnaie et savoir à quelle distance on va, ce qui n’est pas encore notre cas). Autant dire que ça monte vite dans une journée : école 2000 (3€) quand c’est notre chauffeur qui s’occupe des enfants (sinon on monte à 3 ou 4000 pour les accompagner), travail 2000, courses 2000, et pour peu qu’on se rende chez quelqu’un ou qu’on ait une autre course à faire (karaté des enfants, etc.), encore 2000, BIM ! Bref, on arrive facile entre 5000 et 10 000 (soit 15€) par jour, ce qui fait un peu mal…

Et puis on ne peut pas sortir de la ville pour visiter, pour l’instant on est dépendants de nos relations sur place, de leurs invitations et de leurs horaires. On s’y fait, on apprécie vraiment cette chance qu’ils nous offrent d’explorer et de découvrir des coins qui méritent clairement le détour. Mais c’est vrai qu’un véhicule à nous c’est vraiment tentant 😏. Bon, ça ne sera qu’un rêve pendant encore quelques mois, parce qu’un 4×4 en bon état (indispensable ici, en ville comme pour en sortir) c’est minimum 4 000 000cfa (environ 6000€) et clairement on n’a pas le budget (même pour un vélo d’ailleurs 😂).

5 – Une boîte aux lettres

Dans sa boîte aux lettres, en France, on se plaint de recevoir surtout des factures, même si parfois elle réceptionne une carte postale ou un faire-part qui lui donne tout de suite un rôle plus joyeux. Les enfants adoraient aller voir dans la boîte s’ils avaient du courrier, un magazine, ou une enveloppe à nous donner. C’était un jeu, l’occasion de lire les noms, avec l’excitation d’avoir une surprise ou expérimenter la déception d’une boîte vide.

Ici, pas de boîte aux lettres et pas de facteur. Il y a bien des noms de rues mais tellement peu utilisés que même les chauffeurs de taxi ne les connaissent pas. On se repère aux bars, aux hôtels, aux magasins, aux banques, etc. et aux quartiers. Alors pour envoyer du courrier, il faut aller à la poste et ne pas être trop pressé que ça arrive. Pour en recevoir, il faut acheter une boîte postale et se déplacer pour relever son courrier. Vu qu’elle se paye à l’année civile et plus cher la première année, on ne va pas pouvoir en prendre une maintenant pour les 2 mois qui restent…

Alors en attendant, on va utiliser le blog, les réseaux, les mails, et on attendra un peu pour s’écrire ou s’envoyer des cartes postales 😉!

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