congo, famille, projet

Premiers jours de notre nouvelle vie

Notre départ et un petit résumé de nos débuts en famille à Pointe-Noire, Congo-Brazzaville

1 – Avant de partir

Les valises !

Premier point bien galère avant de partir pour 1 an sur un autre continent : qu’est-ce qu’on prend, et qu’est-ce qu’on laisse ? Sachant que nous étions limité à 2 valises par personnes, avec des formats précis et surtout un poids à ne pas dépasser. Pour tout vous dire, les valises ont été faites et refaites, la liste à l’origine assez longue a diminué au fur et à mesure, et le poids était encore au-dessus… Par mesure de précaution, on a rajouté un bagage de soute au moment de quitter le terrain, bien rempli, et on a semé quelques affaires à l’hôtel…

Les contacts

Heureusement, notre papa Bernard (de son surnom congolais), nous a bien aiguillé, avec le soutien de Céline (une bretonne vivant au Congo depuis 30 ans) de passage en Bretagne. Avec eux, on a eu une vision de la ville et de la vie sur place qui nous a permis de faire un tri plus pertinent et d’imaginer notre vie au plus près du réel. Certes, leur vision leur appartient, selon leur profil et leur expérience, mais elle nous a bien aidé à nous préparer.

L’organisation logement / travail

Etant donné que je devais commencer à travailler dès le lendemain de notre arrivée sur la terre congolaise, j’avais besoin de savoir où je dormirais et comment me rendre sur mon lieu de travail. On pensait au départ louer un meublé pour 15 jours, le temps de se retourner et de trouver notre logement. Mais c’était sans compter sur Céline (la même), qui nous a proposé de louer sa maison durant leur absence. Par chance, sa maison se situe à moins d’1km de mon travail ! Tout s’alignait parfaitement pour faciliter notre arrivée !

2 – L’arrivée à Pointe-Noire

Le voyage

On l’a fait sur 2 jours : un départ de Rennes pour Paris en train le lundi, puis après une nuit à l’hôtel on décollait de Charles de Gaulle le mardi à 11h. Equipé de nos 9 valises pesant plus de 150kg, on avait prévu de déposer nos bagages soute (les plus grosses) dès le lundi soir, pour voyager léger jusqu’au lendemain. C’était sans compter sur notre ami Covid 😷… Les résultats des tests PCR passés le lundi matin n’étant pas arrivés, nous n’avons pas pu entrer dans la zone d’enregistrement… Après plusieurs aller-retour dans l’aéroport, avec nos 2 chariots de valises empilées et nos 2 enfants qui couraient partout, on a enfin trouvé la navette qui nous emmenait à l’hôtel (un peu plus de 2h après notre arrivée quand même), ouf…

Heureusement, le lendemain était plus cool, les résultats (négatifs) étant arrivés on a pu s’enregistrer et embarquer sans encombres. Les 8h de vol sont passées assez vite, avec des films à volonté les enfants ont été assez calmes 😜.

L’accueil

A l’aéroport de Pointe-Noire, puisque nous étions avec des enfants nous passions devant tout le monde, ce qui nous arrangeait bien (et ce n’était pas un privilège de couleur !). Malheureusement, le fameux test PCR n’était pas lisible par la machine à l’aéroport, on nous demandait donc de repasser un test et en plus de le payer (ça, c’était peut-être plus un traitement spécial). Avertis des pratiques locales, nous avons refusé de nous faire re-tester et de payer, et avons prévenu notre papa Bernard pour qu’il fasse appel à l’un de ses contacts sur place. Et puis nous avons prévenu que nous allions attendre le temps qu’il faudrait, avec nos 9 valises et nos 2 enfants… Finalement, notre patience (ou leur envie de rentrer chez eux, il ne restait plus que nous dans l’aéroport) nous a permis de partir tranquille, quand même presque 2h après notre atterrissage… Heureusement, notre hôte Gilles nous attendait patiemment devant l’aéroport !

3 – Les premiers jours

Les rencontres

Notre première rencontre (dans le sens accueillante hein 😄), fut avec Gilles, le compagnon de Céline, qui nous accueillait dans leur maison. C’est lui qui nous a donné quelques pistes sur place pour se nourrir, éviter de nous faire avoir avec les CFA (la monnaie nationale), se déplacer, etc. Et il a fait le relai avec leur réseau local d’amis et voisins, et ça c’était super chouette ! Dans les 3 premiers jours, on a découvert de nouvelles personnes, vivant au Congo depuis plusieurs années, avec des enfants, ça fait plaisir d’être accueilli aussi chaleureusement !

En plus de ce réseau, nous avons rencontré Laure, avec qui j’avais échangé sur les réseaux avant notre arrivée, simplement car elle avait proposé de répondre à mes questions. C’est elle qui m’a parlé du travail que je fais aujourd’hui ici, et c’est encore elle qui nous a trouvé notre futur logement (je vous en dirais plus la dessus prochainement 😊). Une femme authentique et généreuse avec qui le courant est tout de suite passé !

J’ai également rencontré mes collègues de boulot, dont Sophie, qui nous a invité dès le samedi à rencontrer sa famille et manger avec eux (des brochettes succulentes 😋!). C’est avec son fils Gordon que Naël et Léon sont allés découvrir le karaté cette semaine. Sa gentillesse et sa simplicité nous a réchauffé le coeur ❤.

Le quotidien

Tout d’abord, le climat. Ici les congolais sont contents, pour eux c’est la fin de l’hiver (entendez la saison sèche où il fait entre 23 et 26°) et le début des chaleurs (ça monte dans une chaleur moite jusqu’à 30° en moyenne) avec des pluies tropicales, voir parfois des inondations. Pour l’instant, c’est franchement supportable : se balader en robe et en tongs tous les jours, même quand « il neige » (l’équivalent du crachin breton), on n’a pas à se plaindre (Mais on apprécie la clim en intérieur hein) ! Il n’y a eu qu’une seule grosse pluie en journée jusqu’ici (j’étais quand même contente de ne pas me trouver dessous), et quelques-unes la nuit. L’avantage avec la chaleur, c’est que 2h après il n’y a presque plus de traces de ce qui est tombé.

Pour les déplacement, on prend souvent le taxi. Ce n’est pas vraiment un luxe, la course coûte 1000Fcfa (soit 1.5€) et Pointe-Noire est assez grand. Les enfants vont à l’école en taxi, on part faire les courses en taxi, mais il faut savoir où on va ! Il y a bien quelques noms de rues mais qui sont très peu utilisés, du coup il faut donner un repère de quartier, de boutique, de bar, ou quoi que ce soit qui permette au chauffeur de nous amener où on veut. Ce n’est pas simple au départ mais on arrive à s’y faire 😂. Et plus c’est proche du goudron (entendez la route), plus c’est facile d’y aller, parce que toutes les autres rues ressemblent à des chemins cabossés, souvent jonchées de pierres et déformées par les pluies.

Pour le rythme, c’est un peu différent : le soleil se lève vers 6h et se couche vers 18h. Tout le monde commence à travailler assez tôt (entre 7 et 8h) et se lève donc avec le soleil. On a vite pris le pli, que ce soit avec mon boulot (je commence à 7h30) ou l’école des enfants (où ils vont pour 8h). Et on se lève même avant le réveil ! Le soir on traîne plus à l’intérieur quand c’est possible, les moustiques sont nombreux et encore plus en fin de journée. Pour tout vous dire, on est plutôt crevé après presque 2 semaines sur place : on apprécie le couvre-feu à 20h le week-end 😅.

Les écoles

Moi j’ai fait ma rencontre avec mon école dès le lendemain de notre arrivée, mais heureusement ce n’était pas encore la rentrée des primaires, comme annoncé initialement, seulement celle des maternelles. C’était plutôt un jour de fête et de rencontre. Mais dès le lendemain j’ai rencontré mes 12 premiers élèves, qui sont aujourd’hui 16. Je vous ferais un article spécial sur mon travail, il y a trop à en dire en quelques lignes…

Les enfants ont fait leur rentrée lundi dernier (le 24/09). Ils sont dans une toute petite école congolaise Montessori où ils sont les seuls Mundélés (blancs dans la langue locale). Même si le premier matin était un peu difficile, en cette fin de semaine ils sont déjà comme des poissons dans l’eau, avec leur copains, leurs jeux, leurs devoirs qui font râler et leurs habitudes. Il mangent à la cantine le midi (repas local qui se mange dans la classe) et ont droit en plus à un petit-déjeuner à la pause du matin (un lait chaud avec des tartines au chocolat ou du riz au lait). Ils ont cours du lundi au vendredi de 8h30 à 15h30, et le vendredi jusqu’à 12h, avec 1h de garderie gratuite le matin et le soir. Au grand désespoir de Naël, il n’y a pas autant de récréation qu’en France dans la journée, alors on leur laisse au moins jusqu’à 16h l’après-midi pour se défouler avec les copains.

Il n’y a même pas 2 semaines que nous sommes arrivés, mais nous avons l’impression d’être ici depuis bien plus longtemps tellement il s’est passé des choses en 10 jours. On s’est forcément fait avoir une fois avec un taxi et un vendeur de carte SIM, mais c’est le jeu des nouveaux arrivants… On sait bien que d’autres surprises nous attendent (que je ne manquerais pas de vous partager), mais on s’adapte tranquillement. Pour les enfants c’est normal, ils observent et commentent puis continuent leurs découvertes. Leur capacité d’adaptation nous épatera toujours…

Comme je ne peux pas tout mettre dans ce premier article, d’autres vont suivre, mais si vous avez des questions ou des sujets qui vous intéressent particulièrement, n’hésitez pas à le dire en commentaire 😉! On vous dit à très bientôt !

3 réflexions au sujet de “Premiers jours de notre nouvelle vie”

  1. Merci beaucoup pour ce partage de vos belles aventures !
    Votre nouvelle vie vous va tellement bien et vous vous êtes adaptés petits et grands tellement vite!
    Vivement qu’on puisse venir vous voir 🤗

    Aimé par 1 personne

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